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Notícies :: globalització neoliberal : corrupció i poder
Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
«Oui, pour faire disparaître cette merde d'Etat-nation»
Référendum 29 mai. Toni Negri, figure altermondialiste, appelle à
approuver la Constitution :
«Oui, pour faire disparaître cette merde d'Etat-nation»

Par Vittorio de FILIPPIS et Christian LOSSON

vendredi 13 mai 2005 (Liberation - 06:00)


'Italien Toni Negri, 71 ans, est un penseur de la contestation du
capitalisme et une figure de l'altermondialisme. Il a inspiré les
«désobéissants» italiens lors des manifestations du G8 de Gênes et a
notamment écrit Multitude avec l'Américain Michael Hardt, en 2004. Il
participera ce soir à un meeting pour le oui à Saint-Michel-sur-Orge
(Essonne) aux côtés du socialiste Julien Dray et du Vert Daniel
Cohn-Bendit.

Comment un contestataire radical tel que vous peut-il appeler à voter oui ?

Parce que la Constitution est un moyen de combattre l'Empire, cette
nouvelle société capitaliste mondialisée. L'Europe a la possibilité d'être
un garde-fou contre la pensée unique de l'unilatéralisme économique :
capitaliste, conservateur et réactionnaire. Mais l'Europe peut aussi
s'ériger en contre-pouvoir contre l'unilatéralisme américain, sa
domination impériale, sa croisade en Irak pour dominer le pétrole. Les
Etats-Unis l'ont bien compris, qui, depuis les années 50, luttent comme
des fous contre la construction européenne. Ils y voient un verrou à
l'extension de leur pouvoir. De la même manière, ils s'opposent à
l'émergence de la Chine ou à une alliance régionale en Amérique latine...

Les proeuropéens du non reprochent justement à la Constitution de ne pas
porter un modèle assez alternatif à celui des Etats-Unis...

Je suis d'accord. Mais ils se trompent de rendez-vous. Ils mythifient une
Constitution qui n'est qu'un passage. Elle fait du bien, et fera du bien
tout de suite ! Car la vraie question c'est qui va réguler le marché
mondial ? La résistance nationale n'est plus un rempart. Seule la
poursuite de la construction européenne peut permettre de bâtir des
alternatives globales pour ce que j'appelle les multitudes, les mouvements
de résistance à l'Empire. Des changements qui délimitent un nouvel espace
politique dans lequel cette merde d'Etat-nation va disparaître. La
Constitution introduit une nouvelle étape vers plus de fédéralisme, même
si elle n'est pas assez fédéraliste.

Comment un pourfendeur des marchés peut-il appuyer un texte qui
sanctuarise le libéralisme ?

Ce n'est pas la question ! On sait que l'esprit de la Constitution a un
fond de sauce libérale... Et alors ? Oui, elle est bourrée de défauts, de
manques, mais elle introduit de nouveaux droits via la charte des droits
fondamentaux. Il faut être pragmatique. C'est quoi être de gauche
aujourd'hui ? Quelle alternative propose le non ? Il n'y a pas un seul
projet de réorganisation sociale portée par les syndicats ou la société
civile qui ait abouti à de réelles avancées depuis une génération... Que
veulent-ils ? Une Constitution européenne ou une Constitution d'un modèle
communiste ?

Comme d'autres ex-révolutionnaires, vous êtes devenu «libéral-réaliste» ?

Je ne suis pas soudainement devenu un vieux con libéral. Je suis un
révolutionnaire réaliste. Pourquoi la France est-elle aussi butée ? En
Italie, en Allemagne ou en Espagne, même dans les milieux
altermondialistes, mon message est audible. Ils ont bien compris l'enjeu
du oui. En France, le débat est renversé. Je passe pour un obscur, mais ce
sont les autres qui le sont. Moi, je suis clair : il faut être imbécile
pour croire qu'on peut construire l'égalité à partir d'une Constitution.
Si la France dit non alors qu'elle est le moteur de l'Europe avec
l'Allemagne, elle passe à côté d'un cap historique.

Vous rejouez le «oui ou le chaos» ?

C'est oui ou la politique du pire. C'est oui ou la disparition d'un nouvel
espace de lutte contre l'hégémonisme de l'Empire. C'est oui ou abdiquer
face aux néoconservateurs américains. On ne peut pas être
anti-impérialiste, altermondialiste, et ne pas avoir conscience de ce
rapport de force ! Le non détruit cet équilibre ; il détruit tout ; le
danger sera énorme. Quel que soit le résultat, il y aura une crise. Si la
Constitution est recalée, la crise sera européenne. On vivra le retour des
déchirures familiales, en France, mais aussi entre la France et
l'Allemagne. Si le oui l'emporte, il y a aura crise, inéluctablement. Mais
celle-là sera internationale. Ce sera celle qui opposera deux modèles :
l'européen et l'américain.
Mira també:
http://www.liberation.fr/page.php?Article=296227

This work is in the public domain

Comentaris

Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
patetique....
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
fuck toni negri
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
El ideologo teletubi se alinea con el capital. No More Heroes!
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
Doncs tampoc és tan incongruent el que diu. Parla d'integració europea, jeje, com si es tractés de la integracio llatinoamericana o panafricana o panaràbica o panrussa. És a dir unitats en la diversitat per fer front a la Gran Unitat: els EE.UU.

El que passa és que aquesta integració l'ha fet en Giscard...no pas els pobles...ara bé els pobles europeus ¿volen integrar-se?
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
Entenc que vol que hagi dos imperis: d'acor amb els corruptes Chirac i Gicard
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
Pero a ver, ¿vosotr*s os creéis que con esas simplezas refutáis algo?
Sólo son ataques ad hominem.
Es como cuando pedía el derecho a que todo el mundo pudiese llevar armas, y en seguida, los cuatro enteraos a criticarlo, cuando no tenían ni puta idea de por qué decía eso. Habría que haberle preguntado por ejemplo a los Chilenos cuando el golpe, etc. y no a estos enteraos. En vez de intentar comprender las cosas, tratáis de destruir hasta a aquellos que bogan en vuestro frágil cascarón. Descalificando compañer*s en nombre de no se sabe bien qué teología, llegaremos lejos...
Cuando lo esencial está en peligro hay que saber resistir.
16 mai 2005
Referendo francés sobre la Unión
Raoul-Marc Jennar: Cinco razones para votar contra la Constitución europea
RAOUL-MARC JENNAR*

Raoul-Marc Jennar, uno de los principales intelectuales comprometidos en el debate sobre el proyecto de Tratado Constitucional europeo, él votará «no» en el referendo francés. Cuando lo esencial está en peligro, hay que saber resistir, escribe. Estima que ese texto no está al alcance de la ciudadanía, que rompe con el objetivo inicial de la Unión Europea, profesa una doctrina neoliberal, niega los valores europeos y, además, que será muy difícil modificarlo.
http://www.redvoltaire.net/article5187.html
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
La campaña social del NO ha fracasado. Triunfa el NO proamericano liberal (Sala i Martin), fascista (Le Pen), chovinista (Aznar) o, ya en la izquieda, regionalista. Negri trabaja en base a eso, pero sin posicionarse de forma entusiasta por el SI, sino simplemente constatando la vacuidad de la campaña social. comunista, del NO, por su falta de certeza propagandística.
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
Sois igual de lacayos de vuestro ideólogo-gurú que los peores estalinistas. Ahora a justificarlo y a darle base a la bobada de que su mensaje se hace escuchar en los medios altermundialistas ibéricos ¡Menudo egocéntrico!
Otro intelectual más a las filas de la Gauche Caviar.
Re: Toni Negri demana el SI a França
16 mai 2005
Por no hablar del miting con el payaso del Cohn Bendit y los sociatas. Seguro que van las multitudes difusas a bañarse de europeísmo y a construir la tercera izquierda que decía Mendiluce.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
un títere més del capital
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
tONI NEGRI, APOYA EL CARACTER REACCIONARIO DE LA EU, el carácter de la Unión Europea, a propósito de la reciente ampliación a los países del este europeo, y de la elaboración del nuevo tratado constitucional. Contra todas las teorías burguesas y reformistas que apuestan a Europa como una contratendencia a la arbitrariedad y al guerrerismo del imperialismo norteamericano, reafirmamos que la UE constituye un proyecto âsupra-estatalâ?, reaccionario, antiobrero e imperialista, en el que coexisten 25 países de estructura social diferente, semicoloniales o en procesos de serlo (los del Este de Europa) e imperialistas (los de Europa Occidental) siendo los primeros utilizados como mercado interno y reservorio de mano de obra barata en beneficio de los últimos. La constitución de este bloque tiene como objetivo conseguir una economía de escala continental para hacer frente a los EE.UU. y a Japón.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
Ganará el NO de Le Pen, Sarkoszy y la izquierda revolucionaria burguesa y antiobrera. Esa es el NO que ganará en Francia. El de EEUU.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
pel reaccionari d'abans: quan dius izquierda revolucionaria burguesa vols dir Lutte Ouvriere o la LCR???
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
L’idiot du village mondial
2005-05-17 09:48:53 : Toni Negri, théoricien italien des années 70, partisan du "oui"
"Je pense que l’Europe doit aujourd’hui, pour se construire, payer le prix au libéralisme."

http://www.lcr-rouge.org/idiot.php3
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
no m'ho crec
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
El No a França és el No del treballador que no es deixa enganya per la suposada esquerra ja totalment institucionalitzada i acomodada als despatxos de Brussel.les i Estrasburg, és el No de la treballadora que passa alhora del feixisme perque sap que esta al servei del mateix model socioeconòmic neoliberal -a l'estil USA- que ens volen imposar els buròcrates i tecnòcrates de la UE. Si a la Europa social, no a la Europa del capital.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
Toni Negri, figura altermondialista, crida a aprovar la Constitució:
"sí, per a fer desaparèixer aquesta merda d'Estat-nació"
Per Vittorio de FILIPPIS i Christian LOSSON
divendres 13 de maig del 2005 (Liberation - 06:00)

L'Italià Toni Negri, 71 anys, és un pensador del conflicte del
capitalisme i una figura de l'altermondialisme. Va inspirar "els
desobedients" italians a les manifestacions del G8 de Gènova i va
escriure 'Multitut' amb l'Americà Michael Hardt, en 2004. Participarà
aquesta nit en una reunió per al "sí" a Saint-Michel-sur-Orge
(Essonne) junt amb el socialista Julien Dray i del Verd Daniel Cohn-
Bendit.

- Com un contestatari radical com vostè pot cridar a votar sí?

TN.- Perquè la Constitució és un mitjà de combatre l'Imperi, aquesta
nova societat capitalista mundialitzada. Europa té la possibilitat de
ser un salvaguarda contra el l'únic pensament de l'unilateralisme
econòmic: capitalista, conservador i reaccionari. Però Europa pot
també crear-se contrapoder contra l'unilateralisme americà, la seua
sobirania imperial, la seua croada a Iraq per a dominar el petroli.
Els Estats Units tenen ben clar, que, des dels anys 50, lluiten com a
bojos contra la construcció europea. Ells veuen un forrellat a
l'extensió del seu poder. De la mateixa manera, s'oposen a l'aparició
de Xina o a una aliança regional a Amèrica Llatina...

- Els proeuropéens del "no" acusen precisament a la Constitució per
no portar un model prou alternatiu al dels Estats Units...

TN.- Estic d'acord. Però s'equivoquen de cita. Mitifiquen una
Constitució que no és més que un pas. Fa bé, i farà bé d'inmediat! Ja
que la verdadera qüestió és que va a controlar el mercat mundial? La
resistència nacional no és més que una defensa. Només la continuació
de la construcció europea pot permetre construir alternatives globals
és per això que cride a les multituds, als moviments de resistència a
l'Imperi. Canvis que delimiten un nou espai polític en el qual
aquesta merda d'Estat-nació va a desaparèixer. La Constitució
introdueix una nova etapa cap a més federalisme, encara que no és
prou federalista.

- Com un pourfendeur dels mercats pot recolzar un text que
sanctifica el liberalisme?

TN.- No és la qüestió! Se sap que l'esperit de la Constitució té un
fons de salsa liberal... I llavors? Sí, està plena de defectes, de
faltes, però introdueix nous drets mitjançant la Carta de Drets
Fonamentals. És necessari ser pragmàtic. Què és ser d'esquerra avui?
Quina alternativa proposa el no? No hi ha un sol projecte de
reorganització social portat pels sindicats o la societat civil que
haja aconseguit verdaderes projeccions des de fa una generació... Què
volen? Una Constitució europea o una Constitució d'un model
comunista?

- Com altres exrevolucionaris, vosté s'ha convertit en "liberal-
realista"?

TN.- No m'he convertit de sobte en un vell i ximplet liberal. Sóc un
revolucionari realista. Per què França s'entropessa també? A Itàlia,
Alemanya o Espanya, fins i tot en els mitjans altermondialistes, el
meu missatge és audible. Van entendre bé el que està en joc amb el
sí. A França, s'inverteix el debat. Jo passe per indeterminat, però
són els altres que ho són Jo sóc clar: és necessari ser ximple per a
creure que es pot construir la igualtat a partir d'una Constitució.
Si França diu no mentre que és el motor d'Europa amb Alemanya, passa
al costat d'un moment històric.

- Defensa el "sí o el caos"?

TN.- És 'sí' o la política d'allò pitjor. És 'sí' o la desaparició
d'un nou espai de lluita contra l'hégémonisme de l'Imperi. És 'sí' o
abdicar davant dels néoconservadors americans. No es pot ser
antiimpérialiste, altermondialiste, i no tenir consciència d'aquesta
relació de força! El 'no' destrueix aquest equilibri; destrueix tot;
el perill serà enorme. Qualsevol que siga el resultat, hi haurà una
crisi. Si la Constitució es reajusta, la crisi serà europea. Es viurà
la volta dels esgarrons familiars, a França, i també entre França i
Alemanya. Si és el 'sí' el que triomfa, hi haurà crisi,
ineluctablement. Però aquesta serà internacional. Serà la que oposarà
dos models: l'europeu i l'americà.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
Aquest pallo s'ha acabat creient el seu personatge, ja no sap el que es diu, entre l'esquerra i els democrates a França hi ha molta més gent molt de pensament i anàlisi molt més lúcid i punyent pero silenciats pels media oficials. L'esquerra a Europa sencera esta deixant enrera la vella generació dels Negri i Cohn-Bendit, deixant pas a la nova generació que va aparèixer amb el començament del nou segle a les grans manifestacions fetes arreu denunciant el FMI, el Banc Mundial, el G8, Davos, etc.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
en italià, francès, català o xinès, una merda és una merda
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
Pues yo no me fío o se rayó, o hay tongo en el texto escrito. Yo no soy fun del Negri, pero me extraña mucho que defienda el sí sea cual sea el argumento. De lo contrario es un negación de toda su lucha... en todo caso cae en un estado paranoide y cerrado de su teoría del Imperio
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
Sí, quan dic LCR dic esquerra revolucionada antiobrera, evidentment. D'obrers no tenen rès, de passats de voltes molt. Fet i fet com en Negri, però aquest almenys parla de coses interessants, com ara la superació de l'Estat-nació.

LCR s'encallen amb les paraules i el xovinime de camembert.
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
"xovinisme de camembert" una anàlisi insuperable del que és el marxisme revolucionari a França

ves a rellegir "Fundación e Imperio" de Negri i de pas a que et moqui la iaia
Re: Toni Negri demana el SI a França
17 mai 2005
Tant inventar-se parides sobre "multituds" i "imperis" per acabar aixi, ke trist, no se kuan d'obrera sera la LCR pro mes ke els ki defensen una constitució ultraliberal i ultrareaccionaria, projecte de la burgesia europea per justificar tots els atacs a les treballadores/s ke s'ens venen a sobre en les proximes decades (ke no seran pocs) segur k si, neuhi pensant "antitrostkos", tonnis negris, pro-attac's i demes iluminats, si es ke teniu quelcom "d'obrer o treballador" cosa ke permeuteme ke dubti
Re: Toni Negri demana el SI a França
18 mai 2005
Carlos Taibo en Rebelión [2005-05-17 19:05:42]

Socialdemocracia y referéndum francés

Merece una glosa el sesgo con que muchos de nuestros medios de comunicación han decidido encarar el referéndum francés sobre la mal llamada Constitución de la UE. Parece como si a los ojos de casi todos Francia se viese sacudida por un seísmo que no puede por menos que levantar incomprensión, primero, y repulsa, después. La inquietud de estas horas se antoja en buena medida una secuela, claro, de lo que no hicimos entre nosotros en febrero pasado: discutir crítica, franca y abiertamente sobre el tratado constitucional. Lo que se impuso entonces fue un espasmo de europeísmo papanata adobado de desidia general --facilitó que los mensajes simplones colasen o, al menos, no fuesen contestados-- y, a menudo, de un pragmatismo rayano en la frivolidad.
Pero volvamos a Francia y hagamos un esfuerzo para dejar de lado las admoniciones que tantos de nuestros medios lanzan contra una derecha ultramontana y una izquierda radical, empeñadas en hurgar --se nos dice-- en falsos y arcanos debates como los relativos a la soberanía nacional, la globalización o la ampliación de la UE. Ocupémonos, porque a la postre la cosa tiene más miga, del relato que muchos de esos medios han decidido asumir a la hora de dar cuenta de lo que ocurre en el Partido Socialista francés. El discurso al uso se deja llevar, con formidable desparpajo, por valoraciones que determinan un canon de perfección --el que corresponde a los defensores del tratado-- y una enloquecida herejía fuera del mundo --la abrazada por los detractores de aquél-- dentro del propio Partido Socialista galo. Varios son los sambenitos que se cuelgan sobre quienes han tenido la mala idea de rechazar el texto en cuestión. Se nos habla, así, de la vieja guardia estatalista, incapaz de deshacerse de los dogmas marxistas, reacia a cualquier suerte de "aggiornamento" --Bad Godesberg no va con ellos-- e impregnada de mezquino oportunismo; segmentos notorios del Partido Socialista habrían sucumbido, por añadidura, al chauvinismo más deleznable, y ello cuando no se habrían dejado seducir por dirigentes cuyo liviano currículo de contestación del neoliberalismo --Fabius-- invitaría como poco a la duda. Frente a ese retoño local del eje del mal se hallaría, entre tanto, la socialdemocracia europeísta, honesta defensora de un tratado que, lleno de virtudes, aparecería dramáticamente deformado en los labios de sus detractores.

Me resisto a creer que entre nosotros, y vuelvo a la carga, el recurso a tan abruptas simplificaciones nada tiene que ver con lo que ocurrió en febrero, al calor de un referéndum malhadado. Porque entonces el oportunismo más prosaico y el designio de desfigurar el contenido del texto que se sometía a consulta no faltaron entre quienes se inclinaron por defender el tratado. Lo diré con contundencia: doy por seguro que si el Partido Socialista Obrero Español hubiese perdido las elecciones de marzo de 2004, en sus filas se habría registrado, en lo que al tratado de marras respecta, una discusión tan agria como la que impregna ahora a su casi homólogo francés. Esto es lo que invita a concluir, sin ir más lejos, un hecho llamativo: en febrero fueron muchos los cuadros del PSOE que lejos de los micrófonos confesaron su descontento con un texto que bien se cuidaban de contestar, eso sí, en público. Para explicar semejante conducta no había que ir muy lejos: lo que había cobrado cuerpo era un disciplinado cierre de filas cuyo propósito principal, comprensible, era no enturbiar con disputas internas la posición, relativamente cómoda, de la que disfrutaba el Gobierno español.

Si el tratado constitucional se hace realidad, el silencio que despuntó en febrero --pan para hoy, hambre para mañana-- bien puede ser un flaco favor para la causa, que cabe suponer viva, de la socialdemocracia consecuente. Conviene argumentar, claro, por qué. Desde posiciones críticas con el texto a menudo se ha aseverado que los problemas de éste no residen en sus dos primeras partes sino, antes bien, en la tercera. No es exactamente así. Digamos, por lo pronto, que en las partes primera y segunda hay artículos lamentables, en tanto en la tercera --la que describe las políticas concretas-- los hay muy respetables. El problema llega de otro lado: el perfil de cada uno de esos grandes agregados es distinto cuando se consideran por separado y cuando se encaran, por el contrario, de manera conjunta. Y lo es porque la parte tercera determina el significado preciso de las dos anteriores, de tal suerte que principios y derechos a primera vista saludables dejan, entonces, de serlo. El lenguaje empleado en las dos partes iniciales es llamativamente distinto, por lo demás, del utilizado en la tercera. Si en aquéllas se habla de "desarrollo duradero", "pleno empleo" y "economía social de mercado", en ésta la apuesta lo es en provecho de precios estables, finanzas saneadas y "economía de mercado abierta con competencia libre". El efecto final resulta iluminador: mientras el tratado recurre en 78 ocasiones a la palabra "mercado" y reclama en 27 oportunidades la "libre competencia", hay que buscar con lupa, en cambio, las citadas expresiones de "pleno empleo" y "economía social de mercado", perdidas en la fanfarria retórica de la parte inicial.

Así las cosas, los derechos sociales salen inequívocamente mal parados. Si, por un lado, los que se enuncian no se ven acompañados de garantías, por el otro lo acordado se halla visiblemente por detrás de lo aceptado por los miembros de la CEE en 1966, de la mano del Pacto Internacional sobre Derechos Económicos, Sociales y Culturales. Apenas sorprenderá que con estos mimbres los socialdemócratas escandinavos --y muchos de los franceses-- se muestren renuentes a acatar un texto que puede servir de catapulta para una nueva ofensiva neoliberal. Por si poco fuera, nada se prevé en materia de armonización social y fiscal, y otro tanto sucede, en los hechos, con la protección de los consumidores y la lucha contra el fraude. Merced a la presión ejercida por conservadores y liberales, el tratado rehuye hablar, en suma, de servicios públicos, y postula sin más "servicios económicos de interés general", sometidos, naturalmente, a la libre competencia, residuales, hipercontrolados y sin atención global alguna dentro de la UE. Por cierto que --se diga lo que se diga-- la ya célebre "directiva Bolkestein" encaja a la perfección en la trama desreguladora de la que bebe el tratado constitucional.

Con el mercado y la libre competencia emplazados obscenamente por encima de los derechos sociales, del medio ambiente, de la calidad de los servicios y de la propia seguridad de usuarios y consumidores, lo más relevante no es que el tratado cierre el camino --era de esperar-- a transformaciones revolucionarias. Más llamativo resulta, como antes sugerimos, que imponga obstáculos, acaso insalvables, para el proyecto que comúnmente se atribuye a la socialdemocracia consecuente: el de un Estado entregado a la intervención activa en la economía y a la defensa de los más débiles. Y que nadie busque acomodo en la superstición de que los hechos discurren por otros cauces: conservadores y liberales --los promotores, junto con buena parte de la familia socialista, del tratado-- son estrictos en su credo. Durão Barroso, el presidente de la Comisión, no ha dudado en aseverar que la pelea por la competitividad obliga a dejar en segundo plano los derechos sociales y el medio ambiente. El más necio sabe, claro, que los progresos en competitividad, sobre el papel tan halagüeños, se han saldado para muchos en derechos en retroceso, salarios cada vez más bajos, jornadas laborales más prolongadas y, en suma, precariedad por todas partes. Quiere uno creer que es esto, y no alguna esotérica cuestión, lo que conduce a muchos ciudadanos franceses a tomar partido contra el tratado constitucional. Y a discutir sobre él, que falta hace.

http://www.esfazil.com/kaos/noticia.php?id_noticia=9743

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